GT 1 - ESCLAVAGE INDÍGÈNE ET ESCLAVAGE NOIR : ACTIONS CONNECTÉES DANS LES ESPACES COLONIAUX 

Patricia Mello, UFAM, Brésil 

Isnara Pereira Ivo, UESB, Brésil 

L'expérience de l'esclavage a mis en contact les populations indigènes et africaines pendant de longues périodes et dans différents espaces du monde colonial américain. De plus en plus systématiquement, l'historiographie s'est efforcée de plonger dans cet univers d'investigations possibles pour démêler la construction de catégories racialisées, de trajectoires, de processus de recrutement et d’expériences partagées dans le travail quotidien, ainsi que la construction de réseaux de solidarité et la redéfinition des identités. Le but de cette table est de contribuer à l'approfondissement de ce débat de fond. 

  

GT 2 - POLITIQUES AUTOCHTONES ET INDIGÉNISTES DU XVIE AU XVIIIE SIÈCLE 

Francisco Cancela, Université d'État de Bahia, Brésil 

Marcos Felipe Vicente, SEDUC-CE et PPGH -UFF 

Face à la diversité des peuples originaires d'Amérique, aux différentes insertions des peuples autochtones et à leurs réactions face aux colonisateurs portugais et espagnols, les tentatives d'application de lois générales visant tous les peuples autochtones ont souvent été détournées. Du XVIe au XIXe siècle, les politiques indigénistes ont subi des changements et des adaptations pour répondre aux demandes autochtones et aux conditions régionales. En conséquence, ce groupe de recherche entend être un espace de discussions et de présentations de communications orales et de posters, mettant en évidence la resignification des politiques indigénistes des monarchies européennes et les influences décisives du protagonisme indigène et de leurs stratégies, cherchant ou utilisant tour à tour les codes juridiques en fonction de leurs intérêts spécifiques et de leurs appartenances ethniques. 

  

GT 3 - MISSIONS RELIGIEUSES ET PEUPLES AUTOCHTONES EN AMÉRIQUE : DU XVIE AU XXIe SIÈCLE 

Cristina Pompa, UFSP 

Maria Adelina Amorin, CHAM-UNL 

Ce Groupe de Travail propose d’ouvrir un espace de réflexion portant sur la présence des missions religieuses chrétiennes au sein des populations autochtones en Amérique du XVIe siècle à nos jours. Le processus d'insertion des missions religieuses parmi les populations autochtones a commencé à l’époque même de la conquête et de la colonisation entreprise par les Portugais et les Espagnols. Le cadre dans lequel elle se situe de nos jours s’avère complexe et implique un ensemble très hétérogène de missionnaires catholiques et évangéliques. Dans le cadre des missions auprès des populations indigènes, ils reproduisent leurs caractéristiques d'agents religieux indépendants, et se divisent en de multiples églises et confessions, qui instaurent différentes manières d'agir et de convertir en fonction des différentes théologies. Cependant, depuis le XVIe siècle, dans leur complexe diversité, les peuples autochtones élaborent des stratégies respectueuses de leur origine ethnique et des histoires de contact pour faire face au processus d’évangélisation. 

   

GT 4 - EXPÉRIENCES DE L'ENSEIGNEMENT SCOLAIRE AUTOCHTONE EN AMÉRIQUE DANS LES DIFFÉRENTES NIVEAUX SCOLAIRES ET DANS L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR 

Edson Kayapó, IFBA 

Bruno Ferrerira Kaingang, UFRGS 

Arlete Maria Pinheiro Schubert, UFES 

Ce Groupe de Travail a pour objectif de traiter de l'éducation scolaire indigène au Brésil et en Amérique latine, et de réfléchir aux avancées, et reculs qui inspirent les politiques et pratiques éducatives dans le contexte de la diversité ethnique. Par conséquent, il cherche à ouvrir des espaces destinés à la présentation de communications permettant des discussions contextualisées, basées sur des situations vécues dans différents pays du continent américain, étant donné le dynamisme de l'espace éducatif interculturel indigène dans l'enseignement primaire, secondaire et supérieur dans différents pays. Il s’attachera à réfléchir en particulier aux défis implicites contenus dans les débats portant sur la formation des peuples autochtones dans l'enseignement supérieur. 

  

GT 5 - JUSTICE, DROITS AUTOCHTONES ET DROITS DE L'HOMME 

André Augusto Salvador Bezerra, USP 

Denise Tatiane Girardon dos Santos, UNICRUZ 

Pedro Pachaguaia, Association d'anthropologie, Bolivie 

La justice décoloniale, les droits des peuples autochtones et les droits humains concentrent leurs efforts pour la défense et la protection des groupes dits « vulnérables », formés par l'ensemble des individus qui représentent une certaine frange de la société, qui, du fait de l'oppression historique d'autres groupes ethniques sociaux et de groupes politiques, nécessitent une protection juridique spéciale pour garantir leurs droits inaliénables. Ce concept inclut les peuples autochtones qui, depuis plus de 500 ans, subissent des violations et des exclusions face aux politiques extérieures à leurs organisations socioculturelles. La résistance des peuples autochtones à revendiquer leurs droits au niveau international a pris fin le 13 septembre 2007 à New York : l'Assemblée générale des Nations Unies (ONU) a approuvé la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le texte, extrêmement avancé, reflète l'ensemble des exigences actuelles des peuples autochtones du monde entier concernant l'amélioration de leurs relations avec les États nationaux et sert à établir des paramètres minimaux pour d'autres instruments internationaux et lois nationales. Le Groupe de Travail recevra des travaux relevant des droits des peuples autochtones, de leurs revendications et des divers sujets y afférant, leurs luttes, leurs conquêtes, et les violations en fonction de leurs historicités. 

  

GT 6 - L'ENSEIGNEMENT DE LA THÉMATIQUE AUTOCHTONE ET LES 10 ANS DE LOI N°11. 645/2008 : EXPÉRIENCES, DÉBATS ET PROPOSITIONS 

Neimar Machado de Sousa, UFGD 

Wania Alexandrino, UFPA 

La loi n° 11. 645/2008 résulte d'un ensemble de mobilisations qui ont provoqué des changements et obtenu des victoires significatives en matière de droits sociaux au cours des dernières décennies au Brésil. Cette loi a instauré l'enseignement de l'histoire et des cultures autochtones dans l'enseignement primaire, et a induit des changements dans la manière d’appréhender la thématique autochtone dans les établissements de formation des enseignants, y compris dans les universités. Le pays connaît un nouveau contexte sociopolitique, marqué par des retours en arrière du point de vue légal et des politiques publiques éducatives. Dix ans après la promulgation de la loi n°11 645, il est nécessaire d'en évaluer les significations et les impacts sur les activités éducatives et les pratiques pédagogiques ; de discuter de thèmes tels que les images et les discours sur les Indiens, de problématiser la formation initiale et continue spécifique des enseignants, la production et la circulation de supports pédagogiques, les fonds disponibles dans les bibliothèques scolaires, la participation des peuples autochtones aux processus de mise en œuvre de la Loi. Ce Groupe de Travail entend donc rassembler et problématiser des études, des recherches en cours ou achevées, ainsi que des présentations d'expériences, dans les différents domaines de la connaissance, et les différents niveaux d'enseignement, dans les institutions publiques et/ou privées sur l'enseignement de la thématique indigène. 

  

GT 7 - AUTONOMIES, ETHNICITÉ ET NATION. MOUVEMENTS AUTOCHTONES EN AMÉRIQUE LATINE DU XXe SIÈCLE À NOS JOURS. 

João Gabriel da Silva Ascenso, PUC - RIO, Brasil

Fabíola Escarzoga, Universidad Autonoma Metropolitana -Xochimilco, México 

Ce Groupe de Travail a pour objectif de discuter des chemins parcourus par les mouvements indigènes latino-américains à partir du XXe siècle, alors qu'apparaissent de nouveaux mouvements qui revendiquent la libre détermination, élaborent de nouveaux projets d'autonomie et, par conséquent, de nouvelles formes d'appartenance à l’État-nation. Si le processus de formation des États latino-américains a été marqué par une construction mythique de la nation, aujourd'hui cette idée de nation est contestée par un processus de réaffirmation de nouvelles identités qui articulent des formes renouvelées de sociabilité, de décolonialité et d'appartenance. Ce GT débattra de la question indigène en Amérique latine contemporaine, des relations et des tensions imposées par l'ethnicité à l'idée de nation et d'identité nationale, des différents processus autonomes indigènes, et amorcera une discussion plus large sur l'autonomie vis-à-vis de l'État et des partis politiques. De manière ample, il entend analyser les mouvements anti-systémiques. 

  

GT 8 - PATRIMOINE CULTUREL AUTOCHTONE : ARCHIVES, MUSÉES ET SITES ARCHÉOLOGIQUES DANS LA FABRICATION DES MÉMOIRES 

Ana Paula da Silva, pro-índio, UERJ 

Emanuel Oliveira Braga, IPHAN, PB 

Sandra Benites, Musée National, UFRJ 

Ce groupe de travail cherche à susciter des débats sur les maillages distincts d'institutions dédiées à la mémoire, au patrimoine culturel et aux questions autochtones vécues au Brésil et dans différents pays d'Amérique latine. Au cours des dernières décennies, des projets stratégiques ont émergé pour penser le patrimoine indigène, en tant que stratégies de valorisation des mémoires et des histoires des peuples autochtones. Ces initiatives émanant des peuples autochtones eux-mêmes ont bénéficié de la collaboration de programmes supranationaux et d'organismes nationaux, d'universités, d'organisations autochtones et d'organisations non gouvernementales. La réalisation de projets culturels portant sur des questions autochtones implique toujours des négociations complexes, bien que connexes et convergentes, qui intéressent principalement les protagonistes ainsi que les universitaires et les chercheurs non autochtones rattachés aux institutions de mémoire (Archives et Musées) étudiant ces questions. 

  

GT 9 - HISTOIRE DE L'ENVIRONNEMENT, PLANTES, SAVOIRS, SPIRITUALITÉS ET COSMOVISIONS AUTOCHTONES : DIALOGUES INTERDISCIPLINAIRES HIER ET AUJOURD’HUI. 

José Otávio Aguiar, UFCG 

Ana Maria Monsalve Cuartas, ingénieur forestier, Colombie 

Ce Groupe de Travail est un espace d'échanges pour les chercheurs dont les travaux participent au débat sur les enjeux environnementaux et autochtones. Dès la seconde moitié du XXe siècle, les enjeux environnementaux ont fait l’objet d’une attention particulière à travers le monde, en mobilisant et en croisant les connaissances. En réponse à cette préoccupation croissante, l'histoire de l'environnement a facilité la rencontre des sciences naturelles et sociales avec des objectifs axés sur la construction de dialogues basés sur des études sur l'identité ethnique, l'utilisation et la gestion des ressources naturelles, les savoirs et les connaissances traditionnelles, entre autres. Ce GT aura pour objectif de promouvoir les dialogues et les rencontres entre chercheurs qui se consacrent à l'étude des relations entre nature, culture, histoire, spiritualité, sacré, cosmovision/nature et ethnicité indigène du XVIe siècle à nos jours. 

    

GT 10 - PROTAGONISME ET INQUISITION AUTOCHTONES EN AMÉRIQUE 

Angelo Adriano Faria de Assis, UFV, Brésil 

Almir Diniz de Carvalho Junior, UFAM 

Le protagonisme indigène dans l'histoire de l'Amérique portugaise semble être devenu invisible dans la plupart des archives des autorités et des missionnaires de la colonie, du moins selon l'historiographie traditionnelle. En dépit de cette probable limitation, la nouvelle histoire indigène a progressé de manière significative, grâce à une méthodologie plus attentive, nécessitant une immersion dans les contradictions des récits et les descriptions des différences. Ces avancées résultent de la lecture des logiques narratives au sein même du système dans lequel elles ont été produites – en tenant compte de leurs schémas de représentation et du champ sémantique dans lequel elles s'inscrivaient. Dans le cas des dossiers du tribunal de Saint-Office, en raison de la nature même de la source, il existe un plus grand nombre de preuves et d'informations sur l’action des peuples autochtones, en particulier des Indiens christianisés. Ces récits ont été analysés avec une rigueur plus grande que les autres documents mentionnés plus haut. En effet, il fallait enquêter en détail sur tous les cas suspects à la recherche de leur caractère hérétique. Pour cette raison, ces dernières années, grâce à l'ethnologie et à la comparaison avec d'autres sources historiques, les archives inquisitoriales sont devenues des sources d'une immense richesse car elles révèlent la participation significative des populations autochtones dans la production de l'histoire. Le Groupe de Travail proposé ici cherche à fédérer les recherches et les réflexions portant sur le protagonisme indigène tel qu’il est rapporté dans ces sources inquisitoriales, qui rendent plus visibles leurs agissements en matière de pratiques religieuses, de comportements moraux, ou d’actions politiques. 

    

GT 11 - PROTAGONISME DES FEMMES AUTOCHTONES HIER ET AUJOURD’HUI 

Juciene Ricarte Apolinário, UFCG 

Grace Graúna, UPE 

Durant plus de 500 ans de contacts entre les peuples autochtones et le monde occidental, les femmes autochtones ont subi différentes violations et ont toujours résisté et lutté contre les oppressions colonisatrices, ainsi que toutes les formes d'assujettissement dans les relations de genre. Elles ont su tisser de nouveaux réseaux de résistance jusqu'à nos jours contre tout type de machisme et de patriarcalisme eurocentriques dans les villages ou les espaces urbains. Au cours des dernières décennies, les femmes autochtones ont peu à peu occupé des espaces dans les domaines de la recherche scientifique, de la littérature, du leadership politique, parmi d’autres fronts témoignant de leur autonomisation qui décolonisent les nuances mêmes du concept de féminisme en Amérique latine. Ainsi, ce Groupe de Travail sera un espace de présentation de travaux scientifiques et de débats portant sur la place des femmes autochtones dans l'histoire, la littérature, l'éducation, la politique, le droit et bien d'autres espaces construits à travers leurs combats tout au long des 500 ans de contacts et de post-contacts jusqu’à nos jours. 

  

GT 12 - LITTÉRATURES AUTOCHTONES DES AMÉRIQUES : MÉMOIRE, PATRIMOINE ET RÉSISTANCE 

Brigitte Thiérion, Sorbonne Nouvelle - Paris 3/ CREPAL, França 

Pascale de Robert, Institut de Recherche et Développement - IRD/Paloc., França  

Roberta Guimarães Franco , UFMG

Depuis les années 1980, nous assistons à une émergence des littératures indigènes dans les Amériques, ce processus a été l'un des axes d'un mouvement d'affirmation identitaire et de revitalisation des cultures originelles. Par l'écriture, conçue comme un moyen d'éducation, et grâce au soutien des réseaux sociaux, les communautés promeuvent l'écriture et la réécriture de leur histoire et des mythes liés à leurs ethnies, comme moyen de transmettre la connaissance de la tradition aux nouvelles générations et de renforcer le sentiment d'appartenance. Le processus s'est accéléré au cours des dernières décennies au Brésil. Outre le fait de constituer des expériences innovantes eu égard à la diversité des formes et des propositions, ces productions constituent un important instrument de résistance et d'affirmation de soi qui s'adresse également aux non-autochtones pour lutter contre les représentations historiques dépréciatives qui circulent dans la société jusqu'à aujourd'hui. 

    

GT 13 - PEUPLES AUTOCHTONES ET ÉTAT IMPÉRIAL BRÉSILIEN : PROJETS POLITIQUES, TERRES COLLECTIVES ET AUTONOMIE. 

João Paulo Peixoto Costa, IFPI 

Mariana Dantas, UFRPE 

Les débats autour de la constitution de l'État impérial brésilien se sont intensément développés dans la première moitié du XIXe siècle, lorsque les disputes entre les différents groupes politiques ont abouti à des conflits armés ; ils se sont ensuite transformés en affrontements partisans après la consolidation du projet Saquarema. Bien qu'une grande partie de l'historiographie les ignore, les peuples autochtones ont été activement impliqués dans les conflits entre les divers projets politiques dans les situations historiques les plus diverses. Ce Groupe de Travail propose d’offrir un espace de dialogue entre chercheures et chercheurs désireux d’analyser les stratégies construites par les peuples autochtones pour tester les limites de l'exercice de la citoyenneté et démanteler les pratiques tutélaires fondées sur les relations en vigueur sous l’Ancien Régime. Il s’agira donc de stimuler le débat sur les recherches portant sur l'élaboration par les peuples autochtones de démarches spécifiques destinées à défendre les terres de leurs villages, et à construire des espaces d'autonomie et de liberté, conduisant à la reformulation d’identités et de mémoires collectives. 

  

GT 14 - HISTOIRE INDIGÈNE ET DE L’INDIGÉNISME : DU RÉCIT NATIONAL AU DÉVELOPPEMENT DE LA NATION (XIXe ET XXIe) 

Carlos Benítez Trinidad, HISTAGRA – Université de Santiago de Compostela, Espagne 

Après leur indépendance, dans la première moitié du XIXe siècle, les États-nations d'Amérique latine ont hérité d'une « question autochtone » complexe et conflictuelle. Tenter de concilier l'incorporation des populations autochtones avec les conceptions qui se sont consolidées comme nation, territoire et État a engendré toute une série de débats, de divergences et de politiques encore latentes dans la région. L'association des peuples autochtones aux symboles les plus essentiels du pays et le « besoin » de plus en plus pressant de mettre fin à toutes les « différences » ont conduit à une histoire tortueuse qui s'est aggravée à mesure que les États tentaient d'intégrer tous les territoires de la nation. Ce Groupe de Travail a pour but d’analyser et d’approfondir l'histoire de l'indigénisme et de l'agentivité autochtone dans les pays latino-américains, depuis l'indépendance jusqu’à nos jours. 

  

GT 15 - URGENCES ETHNIQUES, ETHNOGÉNIQUES ET DE REPRISE : PEUPLES AUTOCHTONES ET PROCESSUS D'IDENTITE DANS LES AMÉRIQUES 

Estevão Martins Palitot, UFPB, Brésil 

Izabel Missagia de Mattos, UFRRJ, Brésil 

Carmen Lucia Silva Lima, UFPI, Brésil 

À partir des années 1970, le mouvement indigène prend forme dans plusieurs pays des Amériques. Dès lors, l'organisation politique indigène élabore un large programme de discussions face aux États nationaux, mettant à l'ordre du jour des thèmes tels que la reconnaissance de la diversité culturelle, les droits territoriaux, la question environnementale et le pluralisme juridique. Ces changements apparaissent depuis les demandes judiciaires de reconnaissance formelle des peuples autochtones et de démarcation des territoires et des réserves, jusqu'à la révision des principes constitutionnels dans différents pays reconnaissant le caractère plurinational ou multiethnique de ces nations. Ces changements sont amplifiés par des processus historiques et sociaux qui, déclenchés aux niveaux les plus élémentaires de l'organisation sociale des peuples autochtones, ont commencé à renverser les prévisions selon lesquelles les peuples autochtones seraient de plus en plus marginalisés ou assimilés dans les sociétés nationales. Au contraire, les identités autochtones ont connu des décennies de croissance puissante, dénotant des transformations sociales, symboliques et politiques à grande échelle, remettant en cause les définitions des communautés nationales imaginées basées sur une demande de participation politique avec reconnaissance de la différence culturelle. Ces processus ont reçu divers noms tels que : ethnogenèse, émergence ethnique, résurgence ethnique, retours ou reprise de possession qui constituent l'un des aspects les plus caractéristiques des mondes indigènes contemporains. Dans ce Groupe de Travail (ou cette table), nous avons l'intention de discuter des processus concrets de réorganisation ethnique indigène dans les trois Amériques d'un point de vue historique et anthropologique. 

  

GT 16 - PEUPLES AUTOCHTONES AUX FRONTIERES AMAZONIENNES : SAVOIRS EN DIALOGUES ET PROCESSUS DE RESISTANCE 

Taciana de Carvalho Coutinho, NESAM, UFAM 

Geise de Góes Canalez, NETNO, NESAM, UFAM 

Pedro Henrique Coelho Rapozo, NESAM, PPGICH, UEA 

Le Haut Solimões est une région frontalière stratégique entre les Amazonies brésilienne, péruvienne et colombienne. Sur le territoire brésilien, il y a 26 Terres Indigènes et 11 groupes ethniques qui composent une grande partie de la population des villes qui composent la (Mesorregião) Grande Région du Haut Solimões. La vaste distribution territoriale des peuples autochtones (dans les zones inondables et/ou les terres fermes) attire l'attention des scientifiques sociaux et environnementaux face à la croissance des conflits politiques et économiques qui ont surgi à l'époque contemporaine, qui constitue une atteinte aux droits des groupes ethniques. Le Groupe de Travail engagera une discussion sur les Savoirs et les processus de résistance et contribuera à renforcer un réseau collaboratif à l’échèle nationale et internationale, permettant le développement de recherches axées sur les questions socio-environnementales et historiques des Peuples autochtones. 

    

GT 17 - FRONTIÈRES AUTOCHTONES EN AMÉRIQUE LATINE : ESPACES, CULTURES, INTERACTIONS 

Angela Domingues, U. Nova Lisbonne, Portugal 

Nayibe Gutierrez, UPO, Séville, Espagne 

Pablo Ibañez, CHAM, UNL, Portugal 

Les frontières forment l'espace limite d'une communauté donnée et le point de rencontre entre des individus et des groupes d'origines différentes. Par leur nature complexe, les frontières engendrent leurs propres dynamiques et des problèmes qui ne peuvent être analysés qu'à partir des stratégies et des actions de leurs multiples habitants. En ce sens, ce Groupe de Travail vise à étudier les frontières latino-américaines en tant qu'espaces d'interactions sociales intenses, espaces habités dans le passé par des acteurs divers, comme des colons, des soldats, des missionnaires, des voyageurs, des esclaves d'origine africaine ou des déserteurs. Et, bien sûr, les populations autochtones, qui ont historiquement été les principaux acteurs aux frontières latino-américaines. Des frontières qui peuvent coïncider avec les limites des empires et des républiques, mais qui admettent aussi leurs propres spatialités, pas toujours évidentes dans les dispositifs administratifs. Ce GT se penchera donc sur les agissements des populations autochtones et d'autres acteurs locaux, en explorant des aspects tels que les stratégies d'intermédiation culturelle, les échanges linguistiques et matériels, les mécanismes d'imposition politique et religieuse, le rôle de la violence, les processus de résistance et d'autres problèmes liés à l'étude des interactions sociales entre groupes et individus aux frontières. Il propose d’étudier également les liens des frontières et de leurs habitants avec d'autres régions, sous des aspects tels que la formulation et l'application des politiques de colonisation, des flux économiques ou des mesures adoptées en faveur de l'intégrité territoriale qui visent à promouvoir le dialogue entre spécialistes de régions et de chronologies différentes. Ce GT est ouvert aux communications portant sur des frontières situées dans des cadres géographiques et temporels divers, depuis les débuts de la conquête européenne jusqu’au XXIe siècle. 

 

GT 18 - LANGUES AUTOCHTONES DANS LES AMÉRIQUES 

Marcia Nascimento, UFRJ 

Pedro Daniel dos Santos Souza, UNEB 

Ana Vilacy Galucio, UFPA/Museu Paraense Emílio Goeldi 

Le thème de ce colloque est lié aux études portant sur les langues des peuples autochtones des Amériques, dans une perspective large et multidisciplinaire. L'échange d'informations entre chercheurs sur des sujets liés aux langues autochtones dans les Amériques est extrêmement important pour le développement d'études sur les langues dans divers domaines de la connaissance, permettant la création d'un espace de dialogue interdisciplinaire entre linguistes, historiens, anthropologues et éducateurs. Dans cette perspective, ce Groupe de Travail vise à agréger des travaux de recherche à partir de perspectives théoriques et de domaines de connaissances divers, afin de construire un réseau collaboratif de discussions interdisciplinaires sur les recherches en cours de développement portant sur les langues autochtones dans les Amériques, qui construisent des réflexions sur les violations, les langues comme instruments de résistance, les conquêtes et la recrudescence des luttes des peuples autochtones du XVIe siècle à nos jours. Le thème de ce Groupe de Travail comprend, entre autres, des travaux d'analyse et de description linguistique, des études sur l'alphabétisation et l’apprentissage de la lecture, le bilinguisme/multilinguisme, l'enseignement dans les écoles autochtones, les politiques linguistiques, les contacts et l'histoire sociale des langues, la revitalisation et la récupération linguistique. Compte tenu de la riche diversité linguistique de la région et aussi de la situation vulnérable d'un grand nombre de ces langues, la discussion autour de ces questions est à la fois actuelle et nécessaire. 

  

GT 19 - PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DE PROJETS PÉDAGOGIQUES DANS LES ÉCOLES AUTOCHTONES ET NON AUTOCHTONES ET PROJETS D'EXTENSION PORTANT SUR LES THÈMES DES PEUPLES ORIGINAIRES AU BRÉSIL ET EN AMÉRIQUE 

Lana C. Gomes de Araújo, UFPE, Brésil 

Gláucia de Souza Freire, UFPE, Brésil 

Ce Groupe de Travail est ouvert aux présentations des enseignants des écoles publiques et privées qui développent des projets pédagogiques portant sur la thématique autochtone, des enseignants autochtones qui développent des projets pédagogiques dans les écoles autochtones et des résultats de « projets d'extension universitaire » qui proposent la thématique autochtone ainsi que les différents PETs (Tutorial Education Programme) du gouvernement fédéral brésilien destinés à stimuler les activités de recherche, d'enseignement et de vulgarisation universitaire au niveau du premier cycle). Ces activités effectuées tout au long de l'année ou lors de semaines spécifiques qui contribuent à la valorisation et à la promotion de la mémoire, de l'histoire, des pratiques culturelles, économiques, environnementales, sanitaires, éducatives, peuvent également aborder les luttes et les droits des peuples autochtones contemporains. Les cours de premier cycle dans les différents domaines de l'histoire, de la langue portugaise, de la géographie, de la biologie, des mathématiques, entre autres, doivent s'adapter et collaborer dans la mise en œuvre de la loi 11.645, publiée le 10 mars 2008, qui rend obligatoire l'enseignement de l'histoire et de la culture indigènes dans les écoles brésiliennes de manière interdisciplinaire et interculturelle. D'autre part, ce Groupe de Travail apportera le témoignage d’expériences réalisées dans des écoles autochtones qui développent des projets éducatifs favorisant la réaffirmation et le renforcement des identités ethniques interculturelles, différenciées et bilingues.